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Il ne reste, dans le coeur des vieux amants
Que juste un peu de cette tendresse, usée
Survivant à la tempête des envies non osées
L'esprit parfois allume le feu, assoupi, peu vaillant.
Et viennent ces besoins instinctifs, d'autres chairs
Sans pour autant rechercher de s'y soumettre
La pensée roucoule et la raison s'en inquiète
Vertige ambigu, mirage inquiétant d'adultère.
Il est où l'aimé,beau, fort, aux instincts fidèles
Le charme n'agit plus et l'envoûtement a cessé
A ses yeux il reste unique, celui qu'elle a tant aimé
Mais lui ne la voit plus, sa libido s'en rebelle.
Tout juste s'il voit dans ce regard, la façon discrète
De nuancer ses joies et cacher les pires inquiétudes
Il ne caresse plus le corps par jeu, mais par habitude
L'émerveillement n'est plus, la relation est désuète.
Il ne reste dans le coeur des vieux amants
Qu'Un peu d'affection qu'ils essayent de partager
Une façade que l'on montre et puis des secrets
Des clichés, des odeurs, mais s'était avant.
Il reste ce à quoi elle s'accroche de toutes ses forces
Instinct de survie, l'amarre légère de la raison
Crêve-coeur des sens qui refusent le mot séparation
Vaillance de femme qui lutte, encaisse mais gonfle le torse.
patrickhttp://fr.youtube.com/watch?v=kWtLK7XP-Bk
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