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Sépulture
Stèle où s’écrit le testament des hommes
Mausolée où reposent tant de ses enfants
Sépulcre où s’érige le fils élu, aphone
Tant de noms bafoués par l’esprit décadent
A l'heure purifiée d’un bûcher funeste
je m’aliène, je m’insurge en mon ciel,
en ce bleu qui encombre et déteste
ces venins d’hommes machiavels
La lune se souille à leur idéaux cadavériques,
sur ce fumier blanc reste les indigents
Aux purifications des dogmes cyniques,
mais on vous crache vos stériles sacrements
Dans les hurlements stridents des pensées,
je vois mon essence déjà soumise
Aux supplications écorchées des damnés
se dévoilent les loups qui se déguisent
Sans doute mon âme se fait au noir
Absent, je suis condamné au chien errant
cherchant dans l’oubli nul maître à croire
J’erre prisonnier aux chimères du néant
Je reste dans les démocraties utopiques,
en ses jardins aux coquelicots fragiles
Hélas convoités par des hommes lubriques
mais l’éphémère lui, sensible, tisse son fil
Il fusionne aux pieds des vertes tiges,
pour respirer cette liberté aux mères pubis
En ce rouge à l’ardeur fragile / vertige,
à l’origine d’un monde / sainte matrice
J.B
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