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En vieux français, c'était hélas
Et les yeux rivés dans la glace
Le regard planté bien en face
Je peux le dire, oui je suis lasse
Si sûrement que j'en trépasse
Comme la pierre qui roule et n'amasse
Ni joie, ni mousse, je me ramasse.
Puisqu'ici bas enfin tout passe
Je guête cet instant où ça casse
Mais je suis, de guerre vraiment lasse
Je lutte contre le temps qui passe
Et court, laissant bien trop de traces
Dans cet inégal face à face
Je ne retrouve jamais ma place
C'est insensé, quoi que je fasse
De mes erreurs rien ne s'efface
Et chaque jour je bois la tasse
En tout lieu et en tout espace
Sans répit, sans trève, je ressasse
Toute la splendeur de ma disgrâce.
22.10.2008
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