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Les champs sont désertés
Les feuilles sont enterrées
Elles ne tourbillonnent plus
Elles sont inertes dans les rues
Le vent souffle très fort
Cheveux en rafale dehors
Je me laisse envelopper
Par ces allures ébouriffées
Un brin perdu dans ma tanière
Le jour voit très peu la lumière
Le soleil diminue a pas d’oie
La nuit se réalise en feu de joie
Dans le fin fond du monde
Les étoiles chassent les secondes
Dans ma torpeur je me refuse
De voir la saison si confuse
L’invariabilité de l’étape
Fait rupture avec le temps
Nous invitant passer à l’entracte
Pleurant sur les jours d’antan
Octobre caché sous le mensonge de ses reflets
Patient comme une épitaphe sans regret
Ne veut plus monter sa tente au sommet
Il attend novembre pour clore le sujet
Douceur
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