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J'ai guetté dans mes errances, au coeur de cette vie
Plongeant dans mes clichés, toute ma grandeur déchue.
Éclairs de lucidité d'homme, qui voile trop sa vue
Et tout s'estompe, s'amenuise, devient photographie.
J'ai guetté l'ivresse des bonheurs perdus puis retrouvés
Cherchant dans les feux de l'automne, l'histoire à conter
Celle des soleils de jadis, quand l'été m'en parfumait
Mais l'odeur des feuilles mortes, enivre mes pensées.
J'ai guetté ce temps, qui suspend mes douces interrogations
Traversant ma vie entre doute et affirmations naïves
Songeant aux blessures et aux rêves d'une conscience captive
Même si rien n'est perdu d'avance, je crains la conclusion.
J'ai guetté ces pensées qui s'engouffrent au fond de mes nues
Venues des restes d'enfance, de l'autre siècle , l'ancien.
Ces voix d'enchantement et aussi ces cris, inhumains
Éclats de vies reprises, même les images ont disparu.
J'ai guetté dans mes errances, toutes les roses du jardin
Celles qui toujours accompagnent l'histoire à la Toussaint
Quand le vent et la brise font couler les vrais chagrins
Théâtres d'ombres des cimetières où se jouera notre destin.
J'ai guetté dans mes errances, ces ciels, infinis d'inquiétude
Où tremblent chaque nuit les songes, lumineux ou fragiles
Parce que chaque demain se risque, quel qu'en soit le style
Fragile est le destin, le coeur du temps est à l'étude.
J'ai guetté toutes ces journées, qui viennent se briser
Et fendre mon histoire, pour la séparer en deux
On ne peut pas inverser l'immuable, même pas les Dieux!
Alors on s'éloigne chaque jour un peu sans se justifier.
Patrick le 26 octobre 2008
Mon passé, comme un "immigrant song"....http://fr.youtube.com/watch?v=svR3iXKTJvc
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