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Dans ces ciels du Nord, où fleurit le crachin
Les ailes du vent brisent les joies du marin
Qui entre deux ports, se saoule l'âme chagrin
Son coeur est en naufrage, ce jour de Toussaint.
Il est allé fleurir ses morts, comme tout un chacun
Devant celle qui a mis à l'eau, le bateau de sa vie
Il a reniflé ses rages, ses pensées décrépies!
Une larme à l'oeil, sa tombe, il toucha de la main.
L'Artois, qui n'a de cesse de toujours humidifier
Et remuer les pensées, de ces époques oubliées.
En rentrant de l'école, il lui faisait un petit baiser
Il y pense, là, devant le marbre, l'air emprunté.
Des chrisanthèmes en fleur, pour parfumer ses pleurs
Riche de tous ses souvenirs pour épancher son coeur
Il regarde courir les lourds nuages, venus d'un ailleurs
De ses époques de la vie, où il se construisait, sans peur.
Les pluies de la Toussaint, sont au rendez-vous
Horizons couverts de fleurs, ici comme partout.
Fidèles sont les coeurs des hommes pour les cimetières
Car c'est un peu de leur histoire qui repose sous terre.
PAThttp://fr.youtube.com/watch?v=vLHleQ5BI3o
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