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Témoigne, ma vieille plume de refus
Qui a observé mes larmes, défier mon silence
Trébuchant entre les mots et les maux
Que, j’endure de chroniques souffrances
Depuis, que tu n’es plus
Depuis, l’encre a séché et les roses ont fané
Orphelines, sont restées les abeilles
Les vers sont maganés
La poésie est en deuil
A la mémoire de la fée, qui s’est consumée
Comme une bougie, pour éclairer nos chemins
Pour unir nos destins
Vers l’amour et la fraternité
L’humilité et l’égalité
Après ton départ, j'ai erré
Dans mes labyrinthes, comme un vagabond
J’ai tourné en rond
Souvenir rappelé, souvenir enterré
Un espoir ou un sourire
Un désespoir ou un soupir
Depuis que tu as quitté sans revenir
J’ai vu autant de nuages griser
Le ciel de mon quartier, qui n’est plus irisé
Sans possibilité d’agir
Je regardais les corbeaux remplacer
Mes rossignols qui ont migré
La nuit est continue
Le jour n'est plus
La sécheresse s'est installée
Mon eau comme mes rêves, se sont évaporés
Plus de boisson, plus de pain
Je suis en grève de soif et de faim
Que l'âme de la Fée de la poésie repose en paix
Almostakbil
Mon Quartier Labyrinthe
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