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Le possible était fait pour construire à peu près
Rectilignes et droits, des mots dynamisés,
Un modeste bouquet de mots qui paraîtraient
En des phonèmes pleins, mais où vont-ils puiser
Cet anarchique élan qui les rend libertaires?
Ils vont où bon leur semble, et tout leur semble bon.
Alors, baissant les bras, je n'ai plus d'arbitraire,
Qu'ils fassent ce qu'ils veulent, et tordent le crayon,
Et que le hasard seul, capricieux félon,
Fasse tout à sa guise, je me repose un peu,
Pour ce coup démissionne et, tournant les talons,
Je ne veux rien savoir de cet insensé jeu.
Qu'ils se débrouillent seuls, et s'installent à leur guise,
Leur laissant le papier, qu'ils puissent s'étaler,
S'éclater en fonction de l'ampleur de leur crise,
Je m'en bat l'oeil d'un coup, qu'ils puissent libre aller...
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