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L’or de l’enfance 1/15
La mer pose en douceur sur le sable d’antan
Un flux d’insouciance où l’instant s’évapore
En nouvel indigo qui lentement dévore
L’horizon grisonnant que chatouillait l’autan
D’un safrané d’été, la mémoire flottant
En percluse amnésie à l’écume d’aurore,
Allume le foyer d’un ancien sémaphore
Pour guider notre élan vers un rêve envoûtant
C’est comme un filament du sourire de Lune
Qui joue à l’océan ses éclats à la brune…
Comme un réveil charnel au souffle ébouriffant.
Quand le retour d’aimer caresse nos rivages,
Le souvenir rené mire nos cœurs d’enfants
Au creux du bol moiré de mille coquillages
Palissade
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