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Mon cœur aboie et son corps havane passe
Que mon cœur aboie et son corps havane passe
Si elle est scorpion, alors je suis dans ses pinces
Puis elle m'a piqué, j'avais pourtant une carapace
Ma douce constellation, je serai ton petit prince
Dessine-moi s'il te plaît, l'oasis sur tes reins
Ta beauté hâlée, dans ton bain de lait scintille
M'aurais-tu ensorcelé, ma belle étoile du maritin*?
Car par ta voix lactée, j'entends ta magie de fille
Tu apparais au clair de dune pour enivrer mes sens
En silence, de ma lampe de baladin, tu es sortie
Irréelle, ton ventre ondule dans la fumée d'encens
Ensemence d'amour les contes des mille et une nuits
Mélodie de mes mots écrits mais en des cris calmes
Souffle donc ce que l'encre de mes larmes attend
Psalmodie mon calame, taillé dans une fine palme :
"Ainsi vibre le zéphyr du poète comme l'harmattan"
J'ai vu ta silhouette, arabesque jolie dans les mirages
Elle flotte sur l'horizon, telle une comète de sable
Qui s'insinue dans mes yeux, c'est heureux présage
Pour une méharée à deux dans le désir inépuisable
Tu apparais au clair de dune pour enivrer mes sens
En silence, de ma lampe de baladin, tu es sortie
Irréelle, ton ventre ondule dans la fumée d'encens
Ensemence d'amour les contes des mille et une nuits
16/11/08
Maritins : djinns d'eau; pour les Arabes, les djinns représentent une autre race habitant la terre, ce sont des esprits qui habitent les endroits déserts, les points d'eau, les cimetières et les forêts (wikipédia)
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