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Une ombre s'étend comme une immense nuit
Sur les pays chantants d'ailleurs et d'avant,
Sur des jardins fanés de vent et de pluie,
Sur des catacombes remplies d'ossements.
Cette ombre est mon âme, son silence est mon coeur ;
Leur faible lueur lentement disparait,
Emportant avec elle mes tristes ardeurs
Et laissant de funèbres brouillards de jais.
Ouvre, je t'en prie, cette dernière porte
Retenant prisonniers les crocs cerbériens
Et montre a ses lugubres sonates mortes
Les chemins pavés de mon triste destin.
Je voudrais pouvoir, devenir et sentir
Sans épines de chair à ma chair incrustée
Ni mal rongeant et tuant sans détruire ;
Ouvre, ami, et laisse mon âme s'envoler.
Ai retrouvé celui ci dans un vieux cahier. J'étais déjà très joyeuse à l'époque ^^
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