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Dans la froideur de la nuit
il s’engouffre dans une rue déserte
jetant un rapide coup d’œil derrière lui
il court, il court à sa perte …
Tout est si calme, pas un bruit
juste quelques clochards comme lui
couchés sur des morceaux de carton
il s’approche d’eux, à tâtons …
Quelques bribes échangées
à la lueur d’un réverbère
sur un bout de trottoir à partager
buvant leur dernière bière …
Il glisse dans un profond sommeil
en rêvant au prochain soleil
il est resté là, le clandestin
avec la délivrance au petit matin …
Sandrine
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