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La crinière noire des nuages galope l'horizon
Mes bottes de promeneur s'habillent des labours
La petite rivière, grossit, charrie des eaux marron
Ca et là un clocher, dans la brume niche sa tour.
Mes chemins de ballade sont entre Artois et Lys
A quelques encablures du vieux pays de Flandres
Où sur les nombreux canaux des peniches glissent
Chargées d'histoires interpolées et de légendes.
Comme celles qui hantent ce village d'où j'écris
Officieusement, le lieu de culte serait mal habité
Des signes d'un diable d'après ce qu'on m'a dit
Mais je ne puis confirmer, elle est toujours fermée.
Les légendes ont la vie dure, aliments de la culture
Il parait qu'ici, la vilaine Mahaut semait l'angoisse
Enfermant dans la basse-fosse les amants parjures
Les d'Artois reposent près d'ici, leur caveau me glace.
Parfois, je regarde le vol des faucons crécerelle
Dans le bocage d'ici ils sont légion mais processifs.
Si je nomme ce rapace, mon village s'est Fauquenhem
En Flamand fauconnier, rien d'inventé, tout est expressif.
Alors j'admire la gràce des jeunes fauconneaux
Survolant nos riches plaines et les verts coteaux
Signes du destin sous forme d'un beau cadeau
Plonge ma mémoire, vas, cherches ces temps féodaux.
patrick http://fr.youtube.com/watch?v=u39SpVK5Gv0 
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