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Le plongeur
Il regardait le lit, draps défaits et ouverts.
Les yeux clos ,revoyait le corps nu étendu,
Parcourue de frissons cette longue rivière
Où il avait nagé en ondes inconnues
Ses deux flancs caressés des ondoiements d'eau claire.
Poisson au ventre doux elle rampait sous ses mains
Lui dérobait l’accès de son antre aquatique
Dans les ombres moussues du jardin sous-marin.
Impatient il restait devant l'entrée mythique
Tapissée d’un lichen aux reflets de satin.
La rivière salée a goût de coquillages
La grotte y insinue un courant tiède et chaud,
Le désir va glissant en des remous sauvages
Saisissaient le nageur cerclé de leurs anneaux
Le plaisir aspirant en tourbillon d'images.
Alors le sang grondait aux tempes bourdonnantes
Accroché aux parois de la suave caverne
Si près de l'abandon en souffrance haletante
Il naufrage au grand bleu du plaisir qui le cerne
Et se laisse mourir près de son eau dormante.
Anita
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