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La belle et la buche.
Belle et nue, à la cheminée
Aux plis d’un grand châle, étendue,
Elle contemple fascinée
La buche de flammes mordue.
Elle frissonne devant l’âtre
Rêve aux caresses d’un amant,
L’ombre vient dessiner, folâtre,
Les courbes de son corps charmant.
Rougeoiement et chaleur feutrée
Font des reflets au duvet blond,
Sur la moiteur de peau ambrée
De fauve est peint son abandon.
Rouge étincelle dans la nuit,
Tout comme aux perles du sautoir,
Entre les seins son rubis luit
Glisse en cette vallée d’ivoire.
Au regard bleu dansent les flammes,
La buche saura jusqu’au jour
Bercer son corps et son âme
Dans le désir d’un fol amour.
anita
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