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C’était de ces saisons, l’entre deux…
Presque plus le Printemps, pas tout à fait l’été.
Je marchais le long d’un sentier
Jouxtant le petit village où je vivais
L’air était doux, le soleil jouait à cache-cache
Avec un troupeau de nuages blancs,
Mille senteurs taquinaient mes narines,
Et je la vis !
Une immense marguerite
Dressant ses pétales vers le ciel, seule,
Sur un talus caillouteux…
Je m’assis près d’elle,
La cueillis délicatement,
Puis je me mis à lui parler tout bas,
A « te » parler, avant d’aller…..
Plus loin…
Je t’aime un peu beaucoup
Même passionnément
Je t’aime à la folie
Je t’aime pour la vie
J’effeuille ainsi les jours
Passés à tes côtés
J’effeuille ainsi les mois
Au temps du verbe aimer
Je ne sais pas du tout
Combien de temps encore
L’Amour nous gardera
Dans ce doux corps à corps
Je ne sais pas non plus
Si au bout du chemin
Le Bon Dieu et ses saints
Auront bien tout prévu
Afin que nous puissions
Avec commodité
Vivre notre passion
Durant l’éternité
Je t’aime un peu beaucoup
Même passionnément
Je t’aimerai encore
Bien plus loin que la vie
Bien plus loin que la mort…
Naej
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