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Fragile émotion
J’ignore le chemin délicat du vent
Celui qui me déporte dans les océans
Au loin, un jardin couvert de pierres,
S’y glisse mon corps couvert de lierre
Le vieux cimetière abandonné
Abrite ce tombeau d’un blanc usé
Alors aimer le fragile, me reprend
D’avoir regardé les mourants
Une fleur à l’angle de la rue,
Vacille d’avoir poussé nue
D’ici s’épuise l’étamine prière,
Brisure en mon tombeau de verre
Sans abri pour protéger sa vertu,
Sans peur, dans ma main elle s’émut
Gisait en moi ce qui restait de beauté
Dans mon ombre s’élevait l’éternité
J.B
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