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SON AQUARELLE
A l’aube le soleil redonne la clarté
A ce monde endormi plongé dans le silence
Il donne sa chaleur par sa douce présence
Au village assoupi dans cette nuit d’été.
L’ombre s’amuse un peu de la vieille chapelle
Irisant de reflets le toit tout ardoisé
Le faisant miroiter, alors il étincelle.
Le réverbère éteint ne sera plus veilleur
La ville a retrouvé sa superbe couleur.
Le peintre aura fini son tableau, l’aquarelle.
Une ondine en maillot étale sa beauté
Elle s’offre aux rayons avec sa nonchalance
Tandis que son enfant tranquille se balance
Dans le souffle discret d’un petit vent léger.
Un jeune troubadour lance sa ritournelle
Là-bas sur cette place au centre du quartier
Pour charmer en passant la douce demoiselle.
Le jour va se passer dans la tendre chaleur.
Lorsque la nuit viendra déposer sa douceur
Le peintre aura fini son tableau, l’aquarelle.
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