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Et si je disais n’importe quoi
Pour le plaisir de ne rien dire,
Histoire d’user du stylo
Pour le plaisir du gaspillage
Des mots sans prendre rien de risque
Qui ne gênent rien ni personne
Si je parlais de météo
De l’air du temps
De l’eau qui mouille
Après tout, le vent est ami
Pourquoi irais-je le trahir ?
Il m’a révélé tant de choses
De vos discours sophistiqués
De vos idées désordonnées
De vos ambitions nécrophages
Si je disais n’importe quoi
Avec des mots dans le désordre
Histoire de vous dire rien
Car y a-t-il quelque chose à dire ?
Que vous ne connaissiez déjà
Que vous ne pressentiez déjà
Un seul mot, une fois pour toute
Le plus précieux que je connaisse
Et le seul valable : Amour…
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