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le mercredi 17 décembre 2008, à 15:01. Posté
par alain
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Nous qui fûmes si doux
On nous disait d’azur
A peine si parfois
S’endéchiraient nos cœurs
Nous qui fûmes brûlants
On nous disait de braise
Inépuisés volcans d’un pays sans exil
Mais tant va l’eau dans la cruche
Un peu beaucoup et trop pour que
Ne déborde le vase
Nos vies C’est drôle nos vies
C’est comme du coton qu’on effiloche
Des peluches d’enfant qu’on a mâchées longtemps
Ou bien du vent juste du vent
Léger léger On dirait bien que ce n’est rien Nos vies
Pourtant la poussière à la poussière s’unit
Et ça finit par se savoir et se bâtir
Et les châteaux des fois
Ne sont ce qu’ils devraient
Cent fois la fourmi roule et pousse devant elle
Le morceau de sucre roux qu’elle trouva le matin
Cent fois c’est en vain mais qu’importe
Le but était l’effort et non la réussite
Va t’en savoir ce qu’il restera de Noël
Et des jours de plaisir
Les eaux de la mémoire cascadent si souvent
On dirait que d’écume les souvenirs se parent
Et c’est souvent la blessure
Dont se fige l’image
Plus tard Plus tard seulement
L’araignée de durer déroulera sa toile
Et c’est tout un art
16 décembre 08
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commentaires ( 2 ) (Ajouter un
commentaire) |
Dago Laborel (rivages et tombants) le mercredi 17 décembre 2008, à 23:44 Beau et léger, comme la poussière de nos vies, très belle image finale |
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Petite soeur le samedi 14 mars 2009, à 13:57 Lard de la vie qui nous tient chaud et fond parfois pour nous rendre plus beau. |
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