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 Joyeuses tinteront les clôches,
Lorsqu'enfin minuit sonnera,
Jouez haubois, l'instant est proche,
Où le ciel pour vous s'ouvrira !
Laissez vos foyers, hâtez-vous !
Suivez cette étoile là-bas,
Comme les bergers à genoux,
Humiliez-vous, peuples ingrats !
Ne sentez-vous pas la présence
De cet air si pur d'autrefois,
Dans le mystère de votre enfance,
Joies innéfables d'autrefois !
N'entendez-vous pas dans le vent
L'écho céleste de ces voix,
Venues depuis le firmament,
Annonçant la naissance d'un roi !
Ouvrez vos coeurs à la misère,
Que par votre faute ici-bas,
Vous fites régner sur la terre,
Par l'impudence de vos lois !
Reléguez en un coin vos armes,
Tendez vos mains vers l'au-delà,
Ne faites plus couler les larmes,
Des yeux d'enfants, bien loin, là-bas !
En cette nuit, jusqu'à l'aurore,
Priez peuples, manants et rois,
Ployez les genoux encore,
Pour que vous alsove son bras !
Kakisteanne
L'imagination est fertile, l'amour en est le moteur !
Tiré du Tome IV - LEGENDE)
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