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Miroir de larmes
Sur la plage déserte, se recueillaient nos ombres.
Dans le sable de tes yeux, je m'avançais pieds nus dans les rêves, .
Douce caresse qui prenait à témoin la profondeur du ciel
Et dessinait ta pensée sur l’onde de mes vagues à l’âme.
Malmené, le vent du large prenait pour écho tes silences.
Ta voix comme un inaudible murmure berçait ma vallée de larmes.
Les mots que tu ne me disaient pas emprisonnaient
Sous le pont des soupirs, nos rêves d’hier.
Insouciante, la mer étendait partout ses miroirs de pluie
Allant jusqu’à rouler sous mes doigts ses rouleaux de regrets
Pour ancrer au silence de mon cœur, la brume des souvenirs
Qui se mirait les yeux mouillés dans l’eau.
Le grand livre des vagues ouvrait ses pages sur ton cœur.
Dans mes bras, le soleil de tes mains embrayait mon désir.
Je ne suis plus qu’une vague morte, que l’ombre de ton ombre,
Qu’une caresse à fleur de peau venue mourir sur les miroir de l’âme.
Des larmes au fond des yeux viennent abreuver nos sources vives.
Enlacés, les fontaines du cœur fredonnent leur chanson d’amour.
Toi et moi sous le ciel qui épouse la mer, sous le vent qui se grise,
Pour s’aimer de rondes d’étoiles qui glissent dans nos yeux, leurs rêves.
©Janedeau (Du recueil : Mes rivages à tes pieds
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