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Amoroso
Lit de roseaux à ta blanche solitude
ô juillet attisé de souvenirs
berçant ma couche dorée
à l’exil de ton coeur pareil à mon coeur.
Sur le sable terni de rubans d’écumes
où viennent échouer des vagues en rouleaux de rêves
je cherche sous la célesta de tes mains
mille aveux, mille soupirs
Que le gué est doux aux chantres du ressac
murmures noyés de tendresse
et combien plus douce est ta voix
au naufrage de ma raison.
Source captive, si insouciante
piège des tourments
quand m’engloutiras-tu
à la fontaine de tes bras?
©Janedeau (Du recueil : Ombres de solitude)
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