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Dors bien mon amour
Par un long trajet vers Paris, tu es parti
Les heures sans toi ont laissé le silence m’envahir.
Sur la table de chevet j’ai relu cent fois tes lettres
Ses mots d’amour qui me disais combien tu m’aimais.
En ma mémoire, j’ai ré ouvert ce livre d’étoiles
Qui gardait jalousement tous nos vieux rêves passés.
Je sentais ta main tisser en ma longue chevelure
Cette tendre caresse qui gouttait l’euphorie du ciel.
Je nous revoyais assis face à la mer, grisés par le vent
Ce marchand de rêve qui traînait dans ses bagages
Nos voyages de lune toujours les plus beaux.
Comme j’étais bien blottit contre ton épaule.
Mais ce soir, ce beau songe a déserté ma chambre.
La voûte du ciel a caché l’étoile qui te guidait vers moi.
Au seuil des nuages, je n’aperçoit plus ton image.
Des filaments de brume obscurcissent ma mémoire.
Comment à présent m’endormir dans ce grand lit si froid?
L’horloge retourne sans cesse ton souvenir sur ses heures.
Même quelques minutes sans toi, je m’ennuie de toi
La chair de ma chair, l’homme que j’aime.
L’éternité tu sais, notre seule demeure, nous lie
Comme le ciel endormi dans les bras de la mer.
Comme la lune qui tangue sur des eaux d’étoiles.
Et me revoilà à repenser encore à toi…
Puis enfin tu me reviens après une longue absence.
Les bras chargés de mots d’amour.
Et le cœur accroché au balcon de tes yeux
J’écoute au seuil de la nuit, ta voix qui s’endort.
Comme tu es beau, dors bien mon amour.
Ferme bien les yeux, regarde la nuit
Comme elle est belle dans sa page de ciel.
Les étoiles entre elles n’écoutent plus que tes rêves.
©Janedeau (Du recueil : Mes rivages à tes pieds(
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