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Allez patron, remets un verre,
on ne mourra pas ce soir;
Mets la tournée, là haut, au tableau noir,
on passera payer, sitôt fini le desespoir.
Entre copains, en amitié, on est venus pour boire.
Boire la vie, boire le malheur, boire la liqueur.
Et demain casser notre miroir,
et si aprés, on marche encore, on demandera le bonheur.
Ce n'est qu'un soir, autour d'un bar,
qu'ensemble, on refera le monde.
Mais c'est ce soir, et sans retard,
que l'on combat ce monde immonde.
Avec l'alcool, c'est plus facile,
de rêver "Demain" entre amis.
De foutre en l'air, de plus être dociles,
de pourchasser, ce qui pourrait être la vie.
Et puis aprés, on roulera par terre,
tout nus, débarassés de nos chimères,
loin de la vue, de nos pères et de nos mères,
et conquérants d'un petit bout de terre.
Vas y patron, laisses toi aller
commences dans ta vie à rêver,
balances la morale aux poubelles,
et laisses toi pousser des ailes.
Allez patron, remets un verre,
on te paiera en utopie.
Allez patron, lèves ton verre,
demain ne sera pas vert de gris.
Et nous boierons jusqu'à plus soif,
la vie, la mort, l'amour et la misère.
Et nous boierons jusqu'à plus soif,
nos amitiés, nos libertés et nos galères.
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