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Si tu savais Yitzhak
Pardonne-moi Yitzhak de dans ta tombe, te déranger,
Te souviens-tu Yitzhak de la main que tu as serrée ?
Tu avais fait le premier pas sur le long chemin de la paix.
Tu aurais pu porter la croix, mais sur elle on t’a crucifié.
Tu as légué un héritage, sans en choisir les héritiers,
Et dans ces mains plus que sauvages aucune graine ne put germer.
Ils ont transformé en otages ceux que tu voulais libérer
Ne leur laissant pour tout bagage que le courage de s’insurger.
Pas un pays n’eu le courage de leur faire face, de s’imposer,
Car ni profit ni avantage ne s’en trouverait à la clé,
Tu aurais pu mon cher Yitzhak les convaincre de t’épauler
Mais ils ont balayé le sage que l’on ne pouvait bâillonner.
Regarde les Yitzhak, comme ils arrivent à justifier
Que la Palestine est image, de terrorisme, de cruauté,
Il faudrait étouffer leur rage et les laisser juste crever,
Car les martyrs ont l’avantage de subir sans se rebeller.
Je suis conscient mon cher Yitzhak que tu ne peux plus les aider.
Que du fond de ton sarcophage tu n’as même plus d’yeux pour pleurer,
Mais je me sers de toi Yitzhak pour appeler l’humanité,
A s’humilier de ce carnage à réagir au grand complet.
Aux politiciens de tous âges aux dirigeants de toutes contrées,
Ainsi qu’à tout leur entourage, aux citoyens du monde entier,
Je vous demande de faire barrage à cet élan de cruauté,
Sortez donc le nez du potage, ouvrez les yeux… Et vous verrez.
Stéphane Borrell.
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