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Par un matin d’été, sur un navire infâme,
Habillé de kaki, des clous sous mes chaussures.
Dans les exhalaisons de maintes vomissures,
J’ai laissé sur le quai, le parfum d’une femme.
Sur les flots infinis, escaladant les lames,
Avance le bateau vers la sombre aventure
Où sombrent mon enfance et mon rêve immature,
Où tintent les épées, flottent les oriflammes.
Vers le son du canon qui éventre la terre,
Je vois vers l’horizon ces flammes délétères
Où tout espoir s’éteint, où l’amitié se meurt.
Pendant que, quelque part les vautours s’enrichissent,
Un enfant allongé n’entend plus les clameurs,
Et la haine et la peur s’écoulent sur nos cuisses
S. Cottin 2007
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