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Là, au terme d’un monde où le terrien n’est plus
Qu’un sourire de Joconde des idées qu’il a cru
Se dresse maintenant un défit capital
Au-delà des instants d’une lutte rivale.
Les hommes n’ont plus à cette heure ni jamais
Le temps du refus d’adhérer au projet
De s’unir, de marcher vers l’ultime bataille
Afin de préserver le lieu de leurs entrailles.
Une seule poignée armée de serpillères
A déjà entamé cette échappée guerrière
Ils se lancent en campagne des souillures passées
Que les vertes campagnes n’ont pas pu effacer.
Mais que peuvent quelques uns même emplis de ferveurs
Contre le flot sans fin d’infâmes pollueurs ?
Pas grand-chose me diront les quelques fatalistes
Qui de causes perdues sont devenus artistes.
Mais moi qui sait compter qu’un plus un feront deux
Je vous dis d’y aller car l’exemple vaut mieux
Qu’un amas de penseurs qui se refont le monde
Dans la faible lueur d’une cave profonde.
Même si je ne peux vous promettre victoire
Car le mal est si vieux qu’il serrait illusoire
De croire que l’avenir mimera le passé
De la terre et des rires des enfants qu’elle portait.
Enfin quoi qu’il en soit il faudra au confort
Laisser le dernier choix car il est notre mort
Car depuis qu’il est né nous ne savons même plus
Ni lever notre pied, ni bouger notre cul.
Stéphane Borrell
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=stephaneborrell
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