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LE SOLEIL … ET … L’HIVER …
Autrefois … le soleil s’attardait pour paraître.
Du lit, bien rarement, il me prenait au saut …
Quand il pointait, l’hiver, son nez à la fenêtre,
Depuis déjà longtemps, j’étais à mon bureau.
Quand l’été le pointait au bord de la rivière,
La truite frétillait déjà dans mon panier,
En automne, mon chien jappait dans la bruyère,
Au printemps, au jardin, je greffais le prunier.
Maintenant, il emplit ma chambre de lumière
Et ses efforts sont vains, tôt, pour me réveiller,
Il est au quart du ciel, a dépassé Clavières,
Je ne sors pas encor, je flâne à l’oreiller.
Autrefois, notre hiver s’installait sans mystère,
Sans tambour ni trompette, il était arrivé,
La gelée et la neige avaient serré la terre,
Il suffisait, alors, d’un feu plus avivé.
Tout naturellement, sans crainte ni colère,
On pensait … au printemps qui viendrait sans tarder,
Les feuilles et les fleurs chasseraient la congère,
Dès la fin des frimas, nous irions « cagnarder ».
Maintenant, pluie et froid, et le vent, c’est l’angoisse,
Le soir interminable, éternelle … la nuit …
Nous redoutons surtout de quitter la paroisse,
Pour tous ne sera pas visé le sauf-conduit …
La vie est compliquée … et, trop simple, elle est vide.
Le soleil, des humains, c’est toujours le printemps,
Le jour, trop court, se dévidait. Le temps l’évide.
L’hiver, qui fait claquer … les dents, le contre temps.
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