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Il n’est plus lourd silence…
Il n’est plus lourde absence que celle des larmes du silence
Que tes errances du coeur perdues sous une mer de ciel gris.
Dans le soir qui monte sur la grève, j’entends bruire de la pluie.
Mille gouttes de rêves qui m’emportent au pays de tes yeux.
Comme il est beau ce soleil sur mes mains, ces mots pour toi
Encrés de tout l’or des vagues qui ne cesse d’ourler mon âme.
Sur l’herbe rêvée je ne cesse d’y chercher ta couche,
D’imaginer notre doux royaume d’étoile pour s’aimer.
Il n’est plus lourde solitude qu’une mer sans vagues,
Qu’un ciel sans averse d’étoile pour faire naître les rêves.
Mon cœur sans ton cœur à tanguer, se noie je crois
Sous les grandes déferlantes du temps qui passe.
Que le vent dans ses replis de brume hurle à la mort
Près des tombes, le parfum des amours mortes.
Mais moi je sais que sous la feuillée des grands pins
Murmure malgré tout un peu de ton ombre.
Il n’est plus lourd silence que le puits de tes rêves taris
Que le murmure d’une fontaine sans écho de ta voix.
Et je m’en vais seule sur la plage chercher naufrage
Au seuil des vagues qui fredonnent ton nom…
©Janedeau du recueil: Les ruisseaux de l'âme
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=janedeau

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