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Ne t’inquiètes pas mon amour
N’écoute pas les bruits qui courent
Au sujet des vieilles tendresses.
Les bruits, c’est un peu comme le temps
On en prend bien moins qu’on en laisse
Puis ça s’éteint tout doucement.
Dis- moi, ça fait combien de soirs
Qu’on dort au même reposoir ?
Si quand vient la belle saison,
Je respire aux fleurs en bouton
Ne t’inquiètes pas mon amour.
Ne t’inquiètes pas mon amour,
Je te jure que j’aime toujours
Prendre d’assaut tes citadelles.
Mais je connais si bien ton corps
Que parfois le mien se rebelle
De ne plus y perdre le nord.
Dis-moi ; ça fait combien de nuits
Qu’on se repose au même lit ?
Si quelque fois je rêve un peu
A me brûler à d’autres feux,
Ne t’inquiètes pas mon amour.
Lorsque je vois des jouvencelles
A la jambe déshabillée,
Si je laisse aller mes pensées
A chiffonner quelques dentelles ;
C’est pas de la polissonnerie,
Ce n’est qu’un reste de jeunesse
Tout juste un peu de nostalgie
Qu’ici même je te confesse.
S.Cottin
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