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C’est dans le noir que j’ai toujours vécu
Car ton éclat m’a fait perdre la vue
Aveuglé par ton paysage digne d’adoration
Je me soumets aux lois de ta vénération
Me voici Déesse, pieds nus, mains pleines de cauris
Tout de blanc vêtu, à genou, je me prosterne
Pour t’offrir mon âme souffrante et toute terne
Terne de foi, de joie et en manque de vie
Me voici avec des chandeliers au beurre de karité
Pour éclairer ton temple, ainsi faire ta renommée
Dans ta nuit, faire reposer mon âme agitée
Âme à qui tu peux redonner vigueur si tu veux
A qui tu peux insuffler bonheur, amour feu
Et par cet encens qui brûle reçois mes vœux…
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