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Messieurs les éditeurs,
Cette page est noire, le noir du deuil, celui que vous infligez aux Mots de tous les Auteurs, Poètes, Ecrivains d'aujourd'hui dont vous n'avez que faire puisque Ils ne sont, à vos yeux, d'aucun profit.
Sur le Web, d'innombrables écrivains de talents, des Auteurs d'aujourd'hui qui parlent de notre monde, sont limités à la création de site d'écriture pour atteindre les lecteurs.
Un constat fort simple permet de voir à quel point tous ces Auteurs sont lus, à quel point des centaines et des centaines de personnes "feuillettent" chaque jour les "livres" virtuels qu'Ils ont créés.
Les messages d'encouragement qu'Ils reçoivent, la communication qui s'établit sur les forums d'Ecriture qui poussent comme des champignons - faute d'éditeurs pour offrir aux Mots un support véritable: le Livre - et la lecture de tous ces Auteurs contraints à publier à compte d'auteur, ou à l'autoédition parce que, Messieurs, votre but n'est pas de développer la littérature, votre but n'est pas de faire savoir ce que Tous ces Ecrivains ont à dire à propos de notre siècle, n'est-ce pas?
Votre but, c'est le profit, la rentabilité comme un fabriquant industriel, mais le savoir, la découverte des Mots, la musique des phrases, la beauté poétique, tout cela, Messieurs, ne vous atteint nulle part; seule votre petite entreprise vous intéresse, qu'importe les Etres à qui vous ôtez l'accès à la littérature d'Aujourd'hui.
Comment nommer votre attitude, si ce n'est: CENSURE?
Vous prétextez le fameux "Talent", vous vous réfugiez derrière cette idée que tous ces Ecrivains sont bien peu talentueux pour accéder à la publication de leurs Ouvrages! Je vous mets au défit de Tous les mettre dans le même panier: celui des "mauvais Auteurs", je vous mets au défit d'oser prétendre qu'il n'en est pas UN, sur tout le Web, dont vous puisiez dire: "pas assez de talent". Osez affirmer que ces femmes et ces hommes qui font la création d'aujourd'hui sont sans talent! Osez!
Mais le silence vous appartient, tant que vous pouvez tourner dans votre petit monde littéraire, profitant de vos bénéfices, de votre prétendue connaissance des Arts!
Vous êtes la honte de la littérature française. Profitez bien, Messieurs les éditeurs de France et de Navarre, profitez... Nous? Nous écrivons! Nous? Nous créons! Et fusse, à vos yeux, sans talent, nous continuerons car nous avons l'écriture dans la peau et nous parlons avec nos tripes pas avec des billets de banque!
Je vous salue bien bas, Messieurs les éditeurs.
Alain Girard
J’accuse
Eh les Mots, eh les Mots … j’accuse
tous les regards posés ailleurs
qu’au mal de l’homme que récusent
les faux semblants de leurs frayeurs ;
J’accuse le passant d’un monde
où tout n’est plus que bousculade
et qui se fraye, même où succombe,
là son chemin, l’homme malade,
malade des Mots interdits,
j’accuse les pouvoirs grisés,
ceux qui tuent les Mots inédits
avant même qu’ils soient osés ;
J’accuse le profit perfide
dont gloussent des hommes obèses,
qui n’offrent aux Mots que le vide
de pages … que l’Homme se taise !
J’accuse le marchand de livres
et celui qui le manipule,
de ne laisser tous les Mots vivre,
j’accuse, là, toute crapule :
La censure n’est irraison
et le livre n’est pas un deuil,
vous ne lui offrez que prison
mais d’Autres savent bien son seuil ;
Le ciel entrouvre d’autres lieux
où jamais vous n’aurez de place,
j’accuse l’éditeur si pieux
qu’il n’a, aux Mots, la moindre audace
et dans la fièvre du malaise,
là même où j’écris la souffrance
j’accus’ de meurtr’ ceux qui taisent
les Mots des Poètes de France.
http://perso.wanadoo.fr/des.mots.au.monde/editeur.htm
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