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15.12.2008 C 97 p 38
E-VO-LU-TI-ON,
Mes quatrains ne sont pas burinés à l’empreinte
Rigide, incontournable, au sceau de vérité.
Ils sont confus, ou nets, éclairés à la teinte
Du trait anecdotique ou de la vétusté …
Ma cheminée est baillonnée.
L’âtre : interdit de feu de bois !
L’aération condamnée
Aux volages courants d’airs froids.
C’est un manque d’ardeur qui nous prive de flamme,
Les bûches sont d’un lourd ! et trop loin le bûcher.
L’âtre était, en famille, une rencontre ! Dame !
L’essaim s’est dispersé, reste froid le rucher.
Menu : rapide ! et volatile !
Vocabulaire à … déglutir.
Un bouton à pousser … tactile !
Luxe du pauvre … et de l’émir !
Plus de marmite noire hissée à la potence !
Plus de mamie alerte, usant à croupetons,
Son haleine à souffler pour cuire la pitance
Une tête de veau ! d’un pourceau les petons !
La maison ? vide ! Elle était pleine :
La désertification !
Le week-end … coiffait la semaine !
Le dimanche ? promotion !
L’insert ! Conservateur ! de la flamme et la braise !
Promoteur d’ancien, faiseur d’émotions :
Y claque un nœud ardent, parfois dans sa fournaise.
Le carreau, transparent …, protège les arpions !
Le sang vif, opine, à la baisse,
Et faiblit l’humaine chaleur !
L’esprit, dolent, traîne la laisse,
Manque d’éclats et de couleur …
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