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Il est…
Il est des matins d’or où tu dors encore
Sous l’étoffe de mes rêves d’étoiles
Où l’aube assoupie en une brume de voiles
Joue de l’ombre au soleil de ton port.
Dans le fleuve de ta mémoire, je nage
Et m’impreingne du parfum de tes algues.
Les ajoncs de ta pensée font naufrage
Vagues à l’âme qui m’étreignent et me narguent.
Ton absence au fond de mes yeux jette la mer,
M’emprisonne en ton puits de larmes.
Je ne sais, de ma douleur, qu’y défaire
Ses liens de toi qui me désarment.
Il est des matins où pleure l’aurore.
Où ton sourire fuit l’ivresse de mes rêves.
Je ne sais alors qu’en ce soleil tressé d’or
Réinventer pour nous, nos jeux sur la grève.
©Janedeau (Du recueil : Les ruisseaux de l’âme)

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