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Deux coeurs à l'unisson battaient fort la chamade
Malgrès les mauvais temps, faisaient front, amoureux
Et si rien ne semblait troubler leurs accolades
C'est qu'ils étaient blottis sur un tronc vigoureux
Pourquoi disaient les coeurs pourquoi donc t'acharner
Pourquoi tant de frimas et pourquoi tant de peine...
N'ai-je pas été sage, n'ai-je pas vénéré
La saison des amours? Reprenait le vieux chêne...
Ainsi parlaient le chêne et les coeurs grelottants
A maîtresse nature qui semblait se moquer
Pourtant rien ne changea et le gel fit craquer
La branche presque morte dans l'hiver flottant.
Deux coeurs se sont aimés, à la presque folie
Et demain, c'est le sol qui deviendra leur lit...
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