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Ce qu’il faut de forêt
Pour l’espoir d’un seul chêne
Tout ce qu’il faut d’azur
Pour attendre l’oiseau
Et ce qu’on cherche en chemin à mesure qu’on marche
Ce n’est pas comprendre
Non Ce n’est pas comprendre
On se comprend si peu
Et si souvent trop tard
C’est seulement vouloir
Lorsqu’il faudrait unir
L’envie du combattant
La prudence du loup
Et la peur des glaïeuls
Et que nous sommes là
Voyageurs immobiles
Incompétents muets
Sans justement savoir
Ce qu’il faut de forêt
Ou ce qu’il faut d’azur
Vouloir
Comme on se retourne
Et qu’il est déjà tard
L’heure avancée du feu dans les cheminées tristes
Vouloir toucher du sable et manquer la marée
L’heure enfin de coucher
Le grand corps de nos rêves
Et ce brouillon de cœur qui palpite d’amour
Vouloir c’est l’univers infiniment ouvert
A tous vents toutes envies
Toutes façons de faire
Vouloir c’est le désert d’où renaît l’orchidée
Janvier 09
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