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Pour rapporter les fleurs et les fruits défendus
je pars à la recherche du paradis perdu
Vers les îles toujours vertes où vivent les Papouètes
qui parlent un beau langage où c’est toujours la fête
Aider de l’alphabet j’affronte tous les mots
Je construis des poèmes comme on fait des émaux
A peine j’appareille que ma pensée décolle
J’entends le bruit des flots dans les mots qui s’envolent
Les phrases qui se forment retombent et puis déferlent
Des vers d’une belle eau aussi beaux que des perles
Le vent avec lequel je livre mes combats
Qui circule dans ma tête me dit des choses tout bas
Une musique douce comme les vagues font
Circule sur la grève quand il frôle mon front
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