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Amour ! Un jour tu t’es approché lutin
Dans ces bois, là-bas près de ces sapins
Tu restes encore même quand c’est la fin
En souvenir, parfois tu me réveilles le matin
Cette nuit a été pour moi agitée
Aux Amériques je m’en suis allé
Ce qui reste de ma bien-aimée, retrouver
Pour quelques secondes d’utopie, s’évader
C’était plus la réalité qu’un rêve
Au font j’ai nourri le rêve par ma sève
Pour gagner un baiser, un sourire, une trêve
Hélas ! Blessé par le jour j’en crève
Les mots tournent en boucles sur ton répondeur
J’ai du mal, entre eux, à entrevoir ta vigueur
Pour moi, l’amour n’a plus du tout de cœur
A nous deux, nous en avons fait un menteur
Je ne suis qu’un grillon, par le jour de ton départ, effrayé
Cherchant désespérément, la nuit qui te trouvera, la nuit liberté

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