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Sur le grand tableau noir, il y a des trainées blafardes
des lettres mal effacées que sans cesse je regarde,
des traces blanchatres, des formes aux ombres marquées
mes yeux ne s'y détachent et l'angoisse à ma gorge est nouée.
J'y vois mon déshonneur, ma confiance perdue,
la rage, l'amour blessé dans ce blanc confondu.
Sur le grand tableau noir, dans ce brouillard posé,
seul m'apparait son image, nette et colorée.
Plus écarlate que le pourpre qui demeure sur mes joues,
Plus scélérate que la haine qui m'ennivre plus que mon soûl
Et sous ce portrait haï, se dresse, s'illumine et s'anime
les lettres de son prénom : Messaline
Mais ce qui me blesse plus encore, se trouve juste à coté,
frêle, se cachant, virevoltant pour ne pas être attrapé
Toi, qui cherche à te fondre dans les blanches trainées,
ne voyant pas le mal que l'autre portrait peut me causer.
Et je te regarde, ne sachant pas ce qui me fait le plus de peine:
toi qui te cache, elle qui te cherche ou moi et ma haine...
Sur le grand tableau noir, l'infidélité n'est pas écrite,
il n'y en a que la ligne qui aurait pu l'abriter.
Mais elle a suffit à ce que notre amour s'effrite
car la confiance s'est retrouvée effacé.
L'ambigüité qui entre vous s'est installée,
les mots qui entre nous n'ont pas été prononcés,
laisse sur le tableau un coté brouillon
qui ne disparaitra qu'aux larmes du pardon...
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