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Le Cyprès Géant
En fin d'après midi le vent souffle en rafales
Le plus gros des cyprès plusieurs fois centenaire
Gémit bizarrement d'une plainte animale
Mais il a essuyé des grains bien plus sévères
Le premier face aux charges destructrices
A qui se joint la pluie qui détrempe la terre
attaqué sans relâche vivant mille supplices
pour la première fois un temps il désespère
Mais lui le vieux soldat mettre genou à terre
Affaibli par Eole et sa furie guerrière
Il rassemble ses forces fait face a l'adversaire
Puis lutte fièrement toute la nuit entière
A la pointe du jour il constate avec peine
Que ses racines nues son sorties de la fange
Je ne peux plus lutter, toute résistance est vaine
Alors il bascula dans un silence étrange.
En tombant il prit soin de ne blesser personnes
Pas même les véhicules qui sous lui s'abritaient
Beau clocher végétal que tes confrères sonnent
Pour saluer cet arbre que nous tous on aimait
Comme un dernier cadeau, pour nous dire au revoir
Il nous offre ses branches pour les flambées du soir
Son tronc pour en construire de ses bois la tonnelle
Qui nous fera de l'ombre comme il le fit naguère.
Jacques 2009
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