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Solitude hivernale
L’âme du petit ruisseau s’éternise en ses rêves.
De longues coulées de pleurs tracent ses joues
Qu’il est donc lourd ce manteau blanc de l’hiver
Aux poudreuses paillettes d’étoiles qui le parent.
Le grand vent du nord s’est endormi sur sa grève
Suspendant au fil des heures grises, un temps fou.
Qu’il est donc seul, roulant ses souvenirs d’hier
Aux pages écumées des quais et vieux relents.
Le ciel insouciant peint de turquoise ses nuées.
Seul, un oiseau aux ailes largement déployées
Écoute encore ses rêves de murmures attristés.
Qu’il est donc lourd ce cours taillé au biseau,
Cette dentelle de soie blanche qui brode le pré.
Parure de perles étincelantes qui l’habille de gelée
Et font en son chemin une longue lignée !
Et ainsi s’en va dormant l’âme du petit ruisseau.
©Janedeau (Du recueil : Les ruisseaux de l’âme)
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