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Dois-je crier tout ce que je veux taire?
Puis-je pleurer sans que tombe la larme?
Toujours, du passé remuer le souvenir?
Quant l'horrible présent affûte ses armes.
Préparant un demain rouge de malheur
Humain irrespectueux du mot bonheur.
A toujours te battre pour tes causes futiles!
Tu ne vois pas le vol du vautour sur l'abîme.
Dominant dominé qui voulait vivre mieux!
Souffrir et te battre pour tant de faux Dieux.
Planète bleue nuit, tu ne cicatrises plus tes vies.
A trop vouloir quémander à la plume qui charrie
Des mots imprudents porteurs de tragédie.
Textes fourbes accompagnés d'images, de mythes
Comme celui du vautour qui au dessus s'agite.
Dois-je encore chuchoter mon envie de crier?
Verser chaudes larmes sans pudeur ni orgueil?
Parce que les usines ferment, que je m'en soucie?
Mon mal de l'accepter ne s'écrit pas démocratie!
Mignons patrons qui s'agitent, ces nobles chevaliers
De leur belle industrie, quand s'éteint la fumée!
Chiffon la toile bleue, jeté l'ouvrier, l'incurie!
Baisses tes yeux Marianne devant les gabegies.
Et cette ronde d'oiseaux, à n'en plus finir!
L'albatros ne plane plus, a cessé de les séduire.
Plus d'un vol de corbeaux a fini par lui nuire!
Le pinson ne siffle plus sur la terre de nos pères
Les vautours sont là!Signe nuisible, délétère.
Patrick http://www.youtube.com/watch?v=-krH2MHuyJI 
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