|
Je n'ai ni les mots ni le talent
Je trouve mes phrasés trop anodins
J'aimerais tutoyer le firmament
Cueillir mes mots dans un jardin
Leur donner plus qu'un sens
Une matière, une saveur, un parfum.
Partager un sentiment d'évanescence
Offrir un lambeau de mon âme à chacun.
Lorsque tristement elles s'effilochent
Laisser mes larmes glisser sur d'autres joues
Tandis que sur ma peine les mots ricochent
A terre ne plus poser le genou.
Arracher un soupir à mon ennui
Pour le poser sur le papier
Et achever ce cafard maudit
En le noyant dans l'encrier.
|