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Emmanuel Wolfstirn dit ///RACH’MELL///
«Il y en a qui souffrent de solitude, moi je souffre de multitude».
C’est sur cette pensée peu amène que Rach’Mell, nostalgique du Pop’Art et du Nouveau réalisme élabore avec éclectisme ses installations verticales. Paradoxalement c’est en accumulant les objets à l’excès, en les codifiant à l’extrême et en les organisant de manière absurde qu’il va tenter d’apaiser sa hantise de l’uniformité de masse avec une arme dérisoire : l’ironie.
…et de s’attaquer au couple (dialogues monomaniaques), à l’invasion des pensées uniques (pélerinage de grenouilles, corpus frichti), à la surconsommation (tableaux code barre et timbres), à la place de l’individu dans le groupe (suints d’ennui, chant de mines), à l’amour/exhibition (nous nous sommes tant aimés, Je te M…) au devenir de la planète… Et tant pis si parfois le ricanement l’emporte sur le rire !
Élevé aux Arts Appliqués et des Métiers d’Art en 1974, il a exercé depuis 1975 différentes activités en tant qu’animateur sur films d’animation, illustrateur et graphiste indépendant, directeur artistique en agence de communication, décorateur en sablage sur verre et à l’heure actuelle professeur de dessin à e-artsup.
http://paris.blog.lemonde.fr/2009/02/05/emmanuel-wolfstirn-enseigne-le-dessin-et-la-couleur-a-e-artsup/
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