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Un poète heureux,sur un banc de plage,
Confident muet de tant d'amoureux!
Composait un chant,tout exprès pour eux,
Qui montait léger,comme un badinage.
Sans éclats de voix,écarts de langage,
Il parlait d'amour,en vers radieux,
Tournures et mots révérencieux,
Naîf ignorant du libertinage!
Son refrain ludique était poésie.
Il était si blanc,le banc de l'accueil..
On l'aurait cru baume à toute amnésie.
L'oubli l'a meurtri,noir comme l'ébène
Froid plus que le marbre,il est banc de deuil,
Mais il se souvient de ma cantilène...
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