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L'homme qui marche de Alberto Giacometti
Je bois, je vois, je sais, je vais
Cœur fané, poitrine ouverte,
Je bois la mort à pleins poumons
Je vois dans des marées désertes
Chevaux de mer et goémons.
Je sais la tendre et vile étreinte
Des nuits perdues sous les tropiques,
Quand dans la ville l’aube se teinte
Du sang d’étoiles qui se piquent
Dans un ciel nu d’hésitation,
Entre le jour et l’absolu
De notre nuit - invitation
A vivre encor, à cœur perdu.
Ton doigt dessine à la fenêtre
Des ronds dans l’eau du ciel ouvert,
La main saura demain peut-être,
La vérité et son revers.
Et toujours, courant de nuit
A la poursuite du bonheur,
Je rêve en clandestin ma vie
Je vais, roulant ma peur.
13 avril 2008
Théo
http://www.mespoemes.net/sites/index.php?login=theo
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