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Des envies de grand large, images de bâteaux
Des souvenirs d'hier où résonnent les kenavo.
Du crachin plein les yeux brouille ses horizons
Mais il a la douce senteur de la rade de Toulon.
Il a des soirs comme hier, où s'allume le rêve marin
Quand la pensée vagabonde entre deux jours chagrins.
Inondant les coursives, éclaboussures de vague à l'âme.
Senteurs d'Asie qui renaissent, doux parfums de femmes.
Brise-lames rouillé est devenu ce vieux cuirassé
Empli des sourires de soiffards qu'on ne peut pas oublier
Vahinées cuivrées de Papeete à la fleur sur le côté.
Multitudes de mioches, accrochés aux quais de Bombay.
Aimer rattraper son rêve,pompon rouge couleur carmin
Appareiller sans cesse, vers d'autres rivages, lointains
En contemplant sa vie, ses sillages et son destin
Quand les rides du visage se font douces sous la main.
Plus aucune tempête dans mes sillages veloutés
Le chant des mouettes guide toutes mes salines pensées
D'un océan à l'autre mon corps a bien bourlingué
Semant des images que les vagues viennent dépoussièrer
Patrick
entre terre et océan. 
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