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Comme un débri de brume
Encore en un ciel bleu
Juste un cil de la nuit s’en vient toucher un peu
Les paupières du jour
Une frange de cheveux noirs qui balaye un front blanc
Puis le regard se lève
Le soleil se déhanche
Et tous les oiseaux crient
Ça vous fait dans l’azur
Des déchets de dentelle sur des chairs déchirées
Et comme un coup de gomme où passait le pastel
Et puis la pluie
Une petite pluie capricieuse et futile
Enlarme l’étendue et soulage le vent
Vous savez vous aussi
Aux heures d’amertume
Ce qu’il faut d’infini
Pour croire au crépuscule
2 mars 2009
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