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J'étais oisif,assis sur un banc de nuage...
Des passants m'ont jeté,sans autre préavis:
<<Vous n'écrivez donc plus?monsieur,aucune page?
Philémon n'attend plus même en rêve Beaucis?>>
Me voyant ahuri détailler leurs visages,
M'entendant bredouiller:<<Je ne me souviehs pas...>>
Ils m'ont cité des vers,des mots et des passages...
Que j'avais oubliés;eux, sauvés du trépas.
>>Vous nous en aviez lus,m'ont-ils dit,ici même,
Un soir comme aujourd'hui ,voici juste deux ans,
Vous nous aviez conté:j'attends quelqu'un que j'aime:
Une naîade nue...attendrai-je longtemps?
-Non,je n'attends plus rien,je n'attends plus personne,
Je reviens là,le soir,regarder l'océan,
La digue,les rochers, que la vague éperonne,
L'immensité liquide et le soleil couchant.>>
La conversation était rafraîchissante..
Ils l'ont continuée,entre eux,en s'éloignant.
Je vous ai décodé l'essentiel...j'invente?
Rêve ou réalité?mon poème est gagnant ?
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